04/07/2025
Hoje acordei com maus sonhos.
Ontem vi que os meus primos puseram à venda a parte deles no "palácio" (sic. -- Podem ver anúncio no Idealista) da família, em vez de o negociar na sua totalidade com a Câmara Municipal de V V , como eu lhes propus, indo ao encontro do interesse manifestado pelo seu Presidente.
E, antes de ne deitar, guardei a publicação de Emmanuel Todd em Substack que aqui reponho, destacando a imagem de
Huitzilopochtli (Códice Telleriano-Remensis)
«Na cadeia Fréquence Populaire, discutindo com Diane Lagrange sobre o último ataque americano-israelita ao Irão, mencionei, improvisando um pouco, o deus azteca da guerra Huitzilopochtli como um possível candidato para a nova religião americano-israelita. Graças ao Pentágono, podemos fazer melhor. O nome da operação de bombardeamento das instalações nucleares iranianas, Midnight Hammer, Martelo da Meia-Noite, designa-nos o deus ideal. O"martelo" é o instrumento e o emblema de Thor, deus escandinavo (e mais genericamente germânico) da guerra. Um martelo de cabo curto, que regressa à mão do seu mestre após ter atingido o alvo. Thor é, neste início do terceiro milénio, o deus dos neo-nazis. O seu mundo escandinavo original é hoje o local de um impressionante revival belicista. Proponho, portanto, que o culto de Thor seja a nova religião da guerra que sucede, em países protestantes ou judeus, ao monoteísmo e à sua moral [a sua ética pretensamente universal]»
Este é o enquadramento teórico mais geral:
«Uma sequência em três estádios pode descrever o desaparecimento da matriz religiosa das nossas sociedades: religião activa (crença e prática regular), religião zombi (incredulidade com sobrevivência dos valores morais e sociais), religião zero (nada). Primeiro, apliquei esta sequência ao cristianismo, nas suas diversas variantes - católica, protestante, ortodoxa. Depois, estendi-a aos dois monoteísmos aparentados, o judaísmo e o islamismo, mais precisamente à sua componente xiita. Assim, podemos descrever, para a Escandinávia por exemplo, uma sequência "protestantismo activo, protestantismo zombi, protestantismo zero". Para o Irão, teremos a mesma sequência mas inacabada, "xiismo activo, xiismo zombi", sem excluir a possibilidade, no futuro, de um "xiismo zero". Para Israel, já podemos descrever uma sequência completa: "judaísmo activo, judaísmo zombi, judaísmo zero". O caso de Israel, como o dos Estados Unidos, obriga-nos a aprofundar mais a análise histórica porque surgiram religiões novas nestes dois países: evangelismo exótico nos Estados Unidos, judaísmo ultraortodoxo em Israel. Trata-se de religiões, sem dúvida, mas que são inovações, pós-cristãs de um lado, pós-judaicas do outro. Nunca, na história do protestantismo, se tinha observado um deus tão fixe [cool, na versão em francês], dispensador de gratificações monetárias na ausência de moralidade [ou de qualquer referência a uma totalidade ética]; nunca na história judaica se tinha observado o crescimento exponencial de um grupo de ociosos a viver de subsídios do Estado e do trabalho das suas mulheres para andar às voltas na Torá. Estas duas religiões novas têm em comum o facto de terem rejeitado a ética do trabalho do protestantismo ou do judaísmo.»
Um esboço de ensaio por Emmanuel Todd sobre a divinização do vazio e as novas religiões da guerra, a que não corresponde qualquer ética nem sequer pretensamente universal.
«Huitzilopochtli (Codex Telleriano-Remensis)
Une séquence en trois stades peut décrire la disparition de la matrice religieuse de nos sociétés : religion active (croyance et pratique régulière), religion zombie (incroyance avec survie des valeurs morales et sociales), religion zéro (plus rien). J’ai d’abord appliqué cette séquence au christianisme, dans ses diverses variantes - catholique, protestante, orthodoxe. Je l’ai ensuite étendue aux deux monothéismes parents, le judaïsme et l’islam, plus précisément à sa composante chiite. Nous pourrons donc décrire, pour la Scandinavie par exemple, une séquence « protestantisme actif, protestantisme zombie, protestantisme zéro ». Pour l’Iran, nous aurons la même séquence mais inachevée, « chiisme actif, chiisme zombie », sans exclure la possibilité dans le futur d’un « chiisme zéro ». Pour Israël, nous pouvons déjà décrire une séquence complète : « judaïsme actif, judaïsme zombie, judaïsme zéro ».
Le cas d’Israël, comme celui des États-Unis, nous oblige à pousser plus avant l’analyse historique parce que des religions nouvelles sont apparues dans ces deux pays : évangélisme cinglé aux États-Unis, judaïsme ultra-orthodoxe en Israël. Il s’agit de religions, assurément, mais qui sont des innovations, post-chrétienne dans un cas, post-juive dans l’autre. Jamais, dans l’histoire du protestantisme, on n’avait observé un dieu si cool, dispensateur de gratifications monétaires en l’absence de morale ; jamais dans l’histoire juive, on n’avait observé la croissance exponentielle d’un groupe d’oisifs vivant des subventions de l’État et du travail de leurs femmes pour tourner en rond dans la Torah. Ces deux religions nouvelles ont en commun d’avoir rejeté l’éthique du travail du protestantisme ou du judaïsme. Ces deux innovations, toutefois, ne sont pas les plus importantes si l’on tente de saisir le phénomène religieux après le christianisme ou après le judaïsme.
Je l’ai dit dans La DéfaUne séquence en trois stades peut décrire la disparition de la matrice religieuse de nos sociétés : religion active (croyance et pratique régulière), religion zombie (incroyance avec survie des valeurs morales et sociales), religion zéro (plus rien). J’ai d’abord appliqué cette séquence au christianisme, dans ses diverses variantes - catholique, protestante, orthodoxe. Je l’ai ensuite étendue aux deux monothéismes parents, le judaïsme et l’islam, plus précisément à sa composante chiite. Nous pourrons donc décrire, pour la Scandinavie par exemple, une séquence « protestantisme actif, protestantisme zombie, protestantisme zéro ». Pour l’Iran, nous aurons la même séquence mais inachevée, « chiisme actif, chiisme zombie », sans exclure la possibilité dans le futur d’un « chiisme zéro ». Pour Israël, nous pouvons déjà décrire une séquence complète : « judaïsme actif, judaïsme zombie, judaïsme zéro ».
Le cas d’Israël, comme celui des États-Unis, nous oblige à pousser plus avant l’analyse historique parce que des religions nouvelles sont apparues dans ces deux pays : évangélisme cinglé aux États-Unis, judaïsme ultra-orthodoxe en Israël. Il s’agit de religions, assurément, mais qui sont des innovations, post-chrétienne dans un cas, post-juive dans l’autre. Jamais, dans l’histoire du protestantisme, on n’avait observé un dieu si cool, dispensateur de gratifications monétaires en l’absence de morale ; jamais dans l’histoire juive, on n’avait observé la croissance exponentielle d’un groupe d’oisifs vivant des subventions de l’État et du travail de leurs femmes pour tourner en rond dans la Torah. Ces deux religions nouvelles ont en commun d’avoir rejeté l’éthique du travail du protestantisme ou du judaïsme. Ces deux innovations, toutefois, ne sont pas les plus importantes si l’on tente de saisir le phénomène religieux après le christianisme ou après le judaïsme.
Je l’ai dit dans La Défaite de l’Occident : le vide qui succède au christianisme produit une déification du vide, ce nihilisme qui veut la destruction des choses, des hommes et de la réalité. Le nihilisme est la matrice des religions nouvelles. Mais la vraie nouvelle religion de masse c’est le culte de la guerre. Paradoxalement, ou logiquement, cette innovation nous ramène avant le monothéisme. L’histoire humaine aligne en effet, interminablement, des religions de la guerre, au minimum des dieux et des déesses de la guerre. Arès et Athéna chez les Grecs, Indra chez les indo-aryens, Ningirsu à Sumer, Sekhmet en Egypte, sans oublier le plus connu chez nous, grâce à Astérix, Toutatis, dieu celte de la guerre. Nos ancêtres les Gaulois étaient tout simplement des coupeurs de têtes.
Sur la chaîne Fréquence populaire, discutant avec Diane Lagrange du dernier assaut américano-israélien sur l’Iran, j’avais évoqué, improvisant quelque peu, le dieu aztèque de la guerre Huitzilopochtli comme un candidat possible pour la nouvelle religion américano-israélienne. Grâce au Pentagone, nous pouvons faire mieux. Le nom de l’opération de bombardement des sites nucléaires iraniens, Midnight Hammer, Marteau de minuit, nous désigne le dieu idéal. Le « marteau », c’est l’instrument et l’emblème de Thor, dieu scandinave (et plus généralement germanique) de la guerre. Marteau à manche court, qui revient dans la main de son maître après avoir frappé. Thor est, en ce début de troisième millénaire, le dieu des néo-nazis. Son monde originel scandinave est aujourd’hui le lieu d’un impressionnant revival belliciste. Je propose donc de nommer culte de Thor la nouvelle religion de la guerre qui succède, en pays protestant ou juif, au monothéisme et à sa morale.»
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