01/10/2022
DISCOURS DU PANEL DE LA GN 64 DUBRÉKA PORTANT SUR LES VIOLENCES BASÉES SUR LE GENRE.
Madame la ministre de la Promotion feminine, de l’Enfance et des personnes vulnérablesMesdames/Messieurs les représentants des autorités Préfectorales et communalesMesdames/Messieurs les représentants des forces de defense et de securitéMesdames/Messieurs les représentants des associations de femmes et de jeunesChers leaders réligieux
Mesdames/Messieurs
Les violences basées sur le Genre sont une préoccupation au centre de notre humanité. Elles touchent essentiellement notre société d’où le déclic de son choix comme thème de ce panel qui s’inscrit en droite ligne de nos activités pour la célébration de la fête anniversaire de l’indépendance de notre pays prévu le 2 octobre.
Initiatiative portée par la GN 64 DUBRÉKA qui est un conglomérat des différentes structures implantées à Dubréka.
Mesdames/Messieurs
Notre ville située à 50 km de Conakry est l’une des plus exposées à ce phénomène compte tenu de plusieurs facteurs qui seront définis par les différents intervenants de ce présent cadre d’échange.
En Guinée, 92% des femmes âgées de 15 à 49 ans sont affectées par les violences. 63% des filles se marient avant 18 ans tandis que 26% d’adolescentes de la tranche 15-19 ans sont déjà mères. Selon des chiffres fournis par l’UNFPA (le fonds des nations unis pour la population) en 2021
Cependant, le jeudi 24 mars 2022 au lancement du 1er congrès international de la société guinéenne de la médecine légale et de santé au travail; placé sous le theme ‘’violences sexuelles et violences basées sur le genre le célèbre Professeur HASSANE BAH annonçait que 80% des femmes sont victimes de violence conjugale , les agressions sexuelles ne sont pas en reste et représentent plus de 30% de consultation de victimologie en medecine légale et 70% de ces victimes ont moins de 12 ans.
Le gouvernement de la transition sous le CNRD s’est également engagé pour la tolérance zéro aux violences faites aux femmes et filles le 20 décembre 2021 à travers le Premier Ministre d’alors Mohamed Beéavogui
Mesdames/Messieurs
La plupart des violences ne sont pas rapportées car les survivants ont peur d’être stigmatisés ou être ciblés par les auteurs ou leurs complices. Les violences , surtout les violences sexuelles restent un tabou dans la société.
L’ancien Secrétaire général des Nations Unies Banki Moon disait ceci ‘’assurer la sécurité des femmes suppose que l’on soit conscient des menaces qui pèsent sur elle. La violence à l’encontre des femmes est un problème grave, l’aggravation des violences sexuelles persiste souvent conjugué au manque de fermeté dans l’application de la législation et à la faiblesse des institutions judiciaires, le déclin de l’opprobre social et cela devient un sinistre qui fait partie du quotidien. Fin de citation
Mesdames/Messieurs
En Guinée, un début de solution est entrain d’être trouvé avec
- la création des cellules de veille contre les VBG dans les commissariats et postes de gendarmerie
-la Mise en place des points focaux dans les gendarmeries et postes de police pour la prise en charge des VBG.
-La lutte contre les VBG Intégrée dans la formation des Forces de Défense et de Sécurité
-Un code de conduite imposant une tolérance zero de la violence sexiste mise en oeuvre
-Viol, agression sexuelle, mariage forcé, déni de ressources d’opportunités et les violences psychologiques ou émotionnelles sont entre autres types de VBG.
Les tables rondes, émissions radio télé et stratégies sont un début de solution.
Je ne pourrai clore ce discours sans appeler à une prise de conscience de la société, un renforcement de capacité des agents de l’OPROGEM (office de protection du Genre, de l'Enfance et des Moeurs) en première ligne de cette lutte.
Nous ne passerons sous silence la partition du club des Jeunes Filles Leaders et le combat doit continuer. Il doit se poursuivre puisque les prédateurs doivent être dénichés et traduits devant les juridictions compétentes.
VIVE LA GN 64 DUBRÉKA
Je vous remercie.
Discours lu par ADAMA DJIHADA SYLLA