19/06/2026
Post 7
Depuis le début de cette série, je vous ai parlé d'erreurs de méthode, de coûts mal structurés, d'un concept incompris.
Toutes ces erreurs ont un point commun. Elles sont arrivées parce que je construisais sur de l'aléatoire.
Le bouche-à-oreille en est l'exemple le plus parlant.
Au démarrage d'Hikissin Traiteur, les clients se sont enchaînés. Le bouche-à-oreille fonctionnait.
Les recommandations arrivaient.
En parallèle, je distribuais des prospectus. Je construisais mon branding sur les réseaux sociaux. Tout semblait aller dans la bonne direction. J'ai cru que ça allait continuer encore longtemps.
C'est là que l'erreur se cachait.
Le bouche-à-oreille ne se pilote pas.
Il ne se programme pas.
Il ne s'anticipe pas.
Il arrive quand il arrive.
Et quand il s'arrête, il ne prévient pas.
Au début, je confondais : une dynamique de démarrage avec un modèle d'acquisition.
Ce n'est pas la même chose. Il y a eu des périodes creuses. Des semaines sans commande.
Sans savoir pourquoi les clients étaient là avant et pourquoi ils n'étaient plus là. Sans savoir sur quoi agir. C'est le prix de l'absence de système.
Mon seul système de relation client à l'époque ?
Un message de remerciement après chaque commande. Et une proposition pour les prochains événements.
C'est un bon réflexe humain. Ce n'est pas un système commercial.
Un message de remerciement fidélise l'émotion. Il ne génère pas de commande. Je ne savais pas d'où venaient mes clients. Je ne traçais pas l'origine de mes commandes.
Bouche-à-oreille, prospectus, réseaux sociaux. Tout arrivait dans le même sac. Sans savoir ce qui fonctionnait vraiment. Sans savoir sur quoi investir mon énergie.
Aujourd'hui, la situation est différente. Mes clients viennent essentiellement des réseaux sociaux et de mon site internet.
Le bouche-à-oreille est devenu marginal.
Ce n'est pas une mauvaise nouvelle.
C'est la preuve que j'ai construit quelque chose de reproductible. Quelque chose qui ne dépend plus d'une chance.
J'ai mis en place un outil de prospection automatisé. Un système qui identifie les prospects, les contacte, les suit. Sans que je doive tout faire manuellement.
Ce n'est pas de la magie. C'est de l'organisation.
Et parmi tous les réseaux, c'est Facebook qui génère le plus de commandes. Pas LinkedIn.
Parce que mon client décideur ne cherche pas un traiteur sur LinkedIn (Je l'ai compris t**d).
Il cherche une inspiration, une recommandation, une preuve sociale. Et c'est sur Facebook qu'il la trouve.
Connaître son client, c'est aussi savoir où il vit en ligne.
La leçon :
Le bouche-à-oreille vous dit que votre produit est bon. Il ne vous dit pas comment trouver votre prochain client. Pour ça, il vous faut un système.
Un système qui identifie vos clients.
Un système qui les capte.
Un système qui les convertit.
Sans système, vous ne pilotez pas votre activité.
Vous espérez.
Et toi : est-ce que tu sais aujourd'hui d'où viennent tes clients ?
Dis-le en commentaire.
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