02/05/2025
Avant d’être mariée, cette phrase me semblait évidente et poétique. Elle évoquait pour moi le don de soi, la générosité du cœur, cette idée que l’amour, le vrai, n’attend rien, qu’il se suffit à lui-même.
Mais aujourd’hui, elle résonne autrement.
Avec le mariage, avec le temps, j’ai compris que cette forme d’amour pur, inconditionnel, commence réellement à exister lorsqu’on bâtit quelque chose à deux. Quand on s’engage pour le meilleur, oui, mais aussi pour le pire. C’est là que cette phrase prend tout son sens… et toute sa complexité.
Parce qu’aimer sans rien attendre, c’est noble, mais c’est aussi difficile. Cela demande une force intérieure immense, une foi en l’autre, en nous, en nos croyances, en ce qu’on construit ensemble.
Alors oui, aimer vraiment, c’est parfois se donner sans attendre. Mais c’est aussi savoir recevoir, savoir poser des mots, des limites et chercher l’équilibre… car cela ne veut pas dire s’oublier.
« pour le meilleur et pour le pire » c’est en même temps beau et dur, d’ailleurs souvent ce qui est difficile est beau.
Le pire, on ne s’attend pas à ce que ce soit parfois l’indifférence, le manque de reconnaissance, le temps qui défile. Ce sont les petits silences, les gestes oubliés, les habitudes qui s’installent et ternissent doucement ce qui semblait inébranlable. Ce ne sont pas les grandes disputes qui usent l’amour, mais les micro-déceptions, les élans non partagés, les attentes muettes. Ces petits manquements du quotidien qui, à force de s’accumuler, fanent doucement ce qu’on croyait éternel.
Alors ne prenez pas pour acquis ce qui vous a été confié et entretenez la flamme.
Et pouvoir librement continuer à choisir l’autre, chaque jour.