19/10/2026
Ce qui me serre le cœur, c’est de penser à l’après.
Au moment où il faut appeler son équipe.
Prévenir ses clientes.
Ramasser. Faire les comptes.
Et trouver la force de décider de la suite.
J’ai été commerçante pendant 20 ans. Je sais tout ce qu’on met dans une boutique et qui ne se voit jamais depuis le trottoir.
Les économies qu’on y a investies.
Les dimanches à travailler.
Les nuits à se demander si on pourra tout payer.
Et cette fierté, malgré les difficultés, de tourner la clé le matin.
Alors à celles et ceux dont le commerce a été touché : je pense à vous. À votre peur, à votre colère, à votre fatigue aussi.
Vous avez le droit d’être à terre aujourd’hui. Vous n’avez pas à nous faire une démonstration de courage en permanence.
Et nous, autour, faisons vivre la solidarité :
un message pour prendre des nouvelles, une aide proposée sans s’imposer, une commande quand c’est possible, une visite à la réouverture.
Demandons-leur ce dont ils ont besoin. Et restons présents quand l’émotion sera retombée.
Nos commerçants font partie de nos vies.
Montrons-leur qu’ils comptent. 🤍