05/11/2024
Eclipse” par Elsy
L’Eclipse se passe en mer, surtout. La Mer, théâtre de nos drames humains ; la Mer, témoin surtout de cet oscillement cosmique entre astres. Lune et Soleil. Lune ou Soleil? N’est ce pas là notre modus vivendi ? le chaud, le froid. Le chaud ou le froid ? et le chaud et le froid. Les Nuances. Les Extrêmes aussi.
Sur la Terre, le monde est en guerre, presque partout. L’Eclipse c’est ce coup de sifflet silencieux qui, en plongeant l’humanité dans un clair-obscur momentané, met le holà à la folie humaine. En mer, on a dit ! Sur terre ferme, l’homme perd pied ». Il marche, court… à sa perte. L’Eclipse, c’est cette invitation entre ciel et mer, loin du socle rassurant qu’est la terre pour l’homme. Déstabiliser pour stabiliser. L’Eclipse ! En Mer, et en l’Air, la « mise en ciel » a dit Elsy. La rédemption c’est à ce prix. On ferme les yeux, dans le Noir, on les rouvre à la Lumière, au salut ! Elsy veut faire front aux guerres à coups de pinceaux. Délire ? Non, foi fervente dans le pouvoir de l’Art.
Eclipse, c’est aussi le regard dans le rétroviseur, la communion en prière pour les compagnons de la première heure. Ils étaient là, sous terre, fatigués de voir l’Humain sur terre se consumer. Sous terre, là où le gouffre n’a pas plus de fond que le terrain de jeu de l’Eclipse. Là où l’infini est la norme. Elsy les embarque, comme à l’époque de splendeur du Laboratoire « Agit’Art [1]» pour ce congrès de minuit, spécial.
Eclipse, enfin : Ombre et Lumière à la fois. « Ce n’est pas grave, on peut vivre dans le flou », admet Elsy.