Johan deejay

Johan deejay Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Johan deejay, Lille.

Late 1988, I suddenly found myself behind the decks of Belgium’s biggest clubs.
37 years later, my page brings you videos, testimonies, and both personal and collected archives from the golden age of clubbing, spanning from the late ’80s to the early 2000

07/01/2026

1991 : QUAND L’XTC CHANGEA LA NUIT

Hello, content d’être de retour pour ce premier post de 2026 et meilleurs vœux à toutes et à tous.

On démarre avec la suite de ma série sur les changements majeurs des clubs.
Dans les années 80 on ne parlait pas encore de la nuit comme d’un problème. Les clubs tournaient à plein régime, tout le monde faisait la fête et personne ne se posait vraiment de questions. Et puis, début 90 il y a eu la descente au Boccaccio, et le couperet est tombé : fermeture à 5 heures.

Tout à coup, les autorités semblaient être derrière toutes les discothèques. Il fallait réguler ce qui était devenu, à leurs yeux, le gros problème : les drogues, et en particulier celle qu’on associait directement à la musique électronique, l’XTC qu’on nommait « drogue de l’amour »

À la fin des années 80, elle était plutôt réservée à une élite et circulait assez discrètement. Mais au début de la nouvelle décennie ce n’était plus marginal, plus vraiment caché. C’était là, essentiellement dans les clubs, et les dealers ont vite senti l’opportunité. Un petit cachet, vendu à l’époque autour de 600 francs belges / 100 francs français, écoulé par centaines.

Au début, personne ne savait trop quoi en penser. Puis il y a eu les premiers malaises, les histoires qui remontaient, les sujets dans les journaux télévisés. La fête a commencé à inquiéter.

C’est à ce moment-là que les discothèques se sont dit qu’il était temps de sensibiliser tout en essayant de changer leur image, mis à mal par les reportages aux journaux télévisés. Personne n’avait réellement conscience des dangers.

Les campagnes de prévention sont alors arrivées. Pas d’un coup, pas avec un grand plan annoncé. Plutôt discrètement. Des messages dans les clubs, sur les flyers, sur des affiches, parfois au bar ou dans les toilettes. Le ton était direct, sans détour : attention à la déshydratation, attention à la surchauffe, attention aux mélanges. La Belgique devint la pionnière en matière d’information pour la réduction des risques.

Les clubs se sont retrouvés à porter ce discours-là, face à une déferlante que plus personne ne parvenait vraiment à contrôler. C’était étrange. La discothèque devenait à la fois un lieu de liberté et un endroit où l’on vous rappelait que les drogues étaient interdites et dangereuses pour la santé.

En parallèle, tout s’est mis à être mesuré. Un peu plus t**d, ce sera le volume sonore. La nuit est devenue quelque chose qu’on encadre, qu’on surveille, qu’on explique. Pas pour l’interdire, mais pour la rendre acceptable, et éviter les débordements, notamment sur les parkings et surtout sur la route.

Ce n’était pas une croisade contre la fête. C’était plus diffus que ça. Mais clairement, à partir de là, la nuit n’était plus tout à fait un espace hors cadre. Elle entrait dans le réel, avec ses règles, ses risques, ses comptes à rendre.

On connaissait désormais les dangers mais les fêtes en Belgique ont toujours été plus fortes et plus f***e. Ca n’a pas vraiment arrêté quiconque.

Découvrez ce reportage d’un journal télévisé en Flandres avec un petit passage au fameux 55 à Kuurne.

La suite mercredi prochain mais on se retrouve Dimanche 🙂

(Merci à Christian pour la trad)

——————————

1991 : WHEN EVA CHANGED THE NIGHTLIFE

Hello, happy to be back for this first post of 2026, and best wishes to everyone.

Let’s kick things off with the next chapter of my series on major changes in club culture.
Back in the 1980s, nightlife wasn’t seen as a problem. Clubs were running at full capacity, everyone was partying, and no one was really asking questions. Then, in the early ’90s, after the events at the Boccaccio, everything shifted. The decision came down hard: closing time set at 5 a.m.

Suddenly, authorities seemed to be watching every nightclub closely. What they wanted to regulate was what they now considered the real issue: drugs — and especially the one directly associated with electronic music, XTC.

At the end of the ’80s, it was mostly reserved for a small circle and circulated fairly discreetly. But at the start of the new decade, it was no longer marginal, no longer hidden. It was there — mainly in clubs — and dealers quickly saw the opportunity. A small pill, sold at the time for around 600 Belgian francs / 100 French francs, moving by the hundreds.

At first, no one really knew what to think. Then came the first incidents, the stories filtering through, the reports on the evening news. The party started to worry people.

That’s when clubs began to realise it was time to raise awareness. No one truly understood the risks yet.

Prevention campaigns followed. Not all at once, not through a big announced plan. They arrived quietly. Messages inside clubs, on flyers, on posters — sometimes at the bar or in the toilets. The tone was direct, no beating around the bush: watch out for dehydration, watch out for overheating, watch out for mixing substances. XTC could kill. Full stop.

Clubs found themselves carrying that message, facing a wave that no one really managed to control anymore. It was strange. The nightclub became both a place of freedom and a space where you were reminded that drugs were illegal and dangerous to your health.

At the same time, everything started to be measured. A bit later, it would be sound levels. Nightlife became something regulated, monitored, explained. Not to shut it down, but to make it acceptable — and to avoid excesses, especially in car parks and, above all, on the road.

It wasn’t a crusade against partying. It was more subtle than that. But clearly, from that moment on, the night was no longer a space outside the system. It entered reality, with rules, risks, and accountability.

The dangers were now known — but parties in Belgium have always been bigger, wilder. It didn’t really stop anyone.

To be continued next Wednesday :)

Hello, Petite pause pour les fêtes de fin d’année, On se retrouve le mercredi 7 Janvier pour une année 2026 pleine de so...
17/12/2025

Hello,

Petite pause pour les fêtes de fin d’année,
On se retrouve le mercredi 7 Janvier pour une année 2026 pleine de souvenirs, reportages, et interviews pour continuer à vous faire revivre l’âge d’or des clubs.

A partir de cette date les publications se feront chaque mercredi et dimanche à 18h30

Je vous souhaite à tous de très belles fêtes et une excellente année 2026. Et merci pour tout cet amour que vous m’avez donné cette année..

Je vous donne également rendez-vous le 16 Janvier pour une soirée intimiste en très petit comité où je vous jouerais des titres que je n’ai plus joué depuis 37 ans avec beaucoup de titres House en première partie ! Mais ce sera surtout l’occasion pour moi de boucler la boucle en rejouant toute la nuit avec Phiphi, sans doute pour la dernière fois, nous ne sommes plus tout jeunes.
Ne ratez pas ce moment.

One night with : https://tinyurl.com/44475acf

love ❤️

_______

Hello,

Een korte pauze voor de eindejaarsfeesten.
We zien elkaar terug op woensdag 7 januari voor een jaar 2026 vol herinneringen, reportages en interviews, om samen de gouden eeuw van de clubs te blijven herbeleven.

Vanaf die datum verschijnen de publicaties elke woensdag en zondag om 18.30 uur.

Ik wens jullie allemaal fijne feestdagen en een uitstekend 2026. En dank aan iedereen voor dit fantastische en vruchtbare jaar.

Daarnaast nodig ik jullie uit op 16 januari voor een intieme avond in zeer kleine kring, waar ik nummers zal draaien die ik al 37 jaar niet meer heb gespeeld, met in het eerste deel veel house tracks. Voor mij de kans om de cirkel rond te maken. Het zal waarschijnlijk de laatste keer zijn dat ik samen met Phiphi te zien ben.
Mis dit moment niet.

One night with: https://tinyurl.com/44475acf

love ❤️

————-

Hello,

A short break for the end-of-year holidays.
We’ll meet again on Wednesday, January 7, for a 2026 filled with memories, features, and interviews, continuing to bring the golden age of clubs back to life.

From that date on, posts will be published every Wednesday and Sunday at 6:30 PM.

I wish you all wonderful holidays and an excellent 2026. And thank you all for this fantastic and fruitful year.

I also invite you on January 16 for an intimate evening with a very small audience, where I’ll play tracks I haven’t played in 37 years, with plenty of house music in the first part. For me, it’s a way to close the circle. It will most likely be the last time I’ll be reunited with Phiphi.
Don’t miss this moment.

One night with: https://tinyurl.com/44475acf

Love ❤️

THE HERVE HUE STORYHello, Pour ce dernier post et cette dernière interview de l’année, et comme nous sommes un peu dans ...
14/12/2025

THE HERVE HUE STORY

Hello,

Pour ce dernier post et cette dernière interview de l’année, et comme nous sommes un peu dans une vague new beat depuis quelques semaines, je suis on ne peut plus ravi de recevoir celui qu’on ne présente plus vu qu’il a fait les belles heures de clubs mythiques comme le 37.5 ou le skyline, et bien sûr, l’initiateur des Remember of Past :Herve Hue

1. Coucou mon petit Hervé. Tout d’abord, comment vas-tu ?

Coucou mon chouchou ! Je vais très bien, en superbe forme, même si je suis désormais plus proche de la maison de retraite que de l’école maternelle 😄 Toujours avide de découvertes musicales et éternel fan d’Ibiza.

C’est assez amusant : l’image du DJ New Wave me colle encore à la peau, alors que je suis aussi passionné de house, deep house, acid house, new beat, et que j’adore la bonne techno.

2. Raconte-nous… Qu’est-ce (ou qui) t’a donné envie de devenir DJ ? Comment tout a commencé pour toi ?

J’ai acheté mon premier single en 1981 : Depeche Mode – Get the Balance Right. Une véritable révélation électronique qui m’a donné envie d’en savoir plus sur ce courant alors appelé New Wave / New Romantic.

Je n’ai jamais été un grand danseur. Très jeune, j’étais même plutôt timide. En revanche, comme tu le sais, j’ai toujours aimé fédérer les gens. J’ai donc commencé par organiser de petites boums, à passer des disques sur des platines Dual — tu peux imaginer la qualité toute relative de mes premiers mixes ! Puis sont venues des soirées de plus en plus importantes, dans des salles.
Dès 1983, je fréquentais les disquaires « branchés » : USA Import à Lille, Discosmash à Menin, Disco King à Mouscron, et bien sûr la Boucherie Moderne à Lille. J’y allais avec ma 103 SP Land… toute une époque !

J’ai découvert l’univers des boîtes de nuit grâce à une amie, Hélène Roussel, dont les parents tenaient le Zoom et le 405 à Halluin. Elle organisait des boums le samedi après-midi et m’a proposé de venir mixer. Pour un gamin de 15 ans, faire danser une foule de jeunes complètement dingos, c’était incroyable. Je me souviens encore des 400 à 500 mobylettes garées sur le parking.

Ensuite, j’ai commencé à organiser des soirées le vendredi au Sky à Aalbeke avec mon ami d’enfance Sébastien Delaplace, en collaboration avec Marc Bulteau et feu Patrice Catteau.

La vraie claque, la révélation qui m’a donné envie d’aller beaucoup plus loin dans le mix, c’est ma première visite au 37°5 à Estaimpuis. J’avais 15 ou 16 ans. Le club était petit, le son incroyable, la faune totalement dingue. J’y ai entendu des titres introuvables ailleurs : Crash Course in Science, Berlin Express, Mito Droid, Severed Heads… le tout mixé magistralement par le maître des lieux, Pascal Pante, alias Plastic.

Il a été un véritable mentor pour moi. Il m’a énormément appris, et je lui dois beaucoup, même si j’en ai parfois bavé à ses côtés. Quand tu es un jeune DJ, passer après un grand et trouver ta place n’est jamais simple. Mais Plastic, Dudu et Didier (le boss du 37°5) m’ont fait confiance de 1986 à 1992.

C’est d’ailleurs dans ce club qu’a été organisée, en 1989, la toute première soirée *Remember Of Past*.


3. Tu te souviens de notre rencontre ?

Bien sûr ! Tu sais que j’ai une mémoire d’éléphant 🐘 C’était au 37°5, les dimanches après-midi. Tu portais un perfecto rouge, de la terracotta sur le visage, des smileys un peu partout, et même un collier avec l’emblème Mercedes — que tu as probablement « emprunté » quelque part 😄 Tu dansais comme un fou sur la new beat.

4. Tu as une anecdote un peu loufoque à mon sujet ?

Des anecdotes, oui ! Ton caractère versatile, ton insouciance, tes blagues à deux balles… et je t’ai rarement vu totalement sain d’esprit. Tu es un vrai foufou, et c’est exactement ce qui fait ta personnalité.

En réalité, nous sommes tous restés de grands ados dans nos têtes, et je trouve ça formidable, surtout aujourd’hui.


5. Depuis tout ce temps, y a-t-il une question que toi, tu aimerais me poser ?

Pas de question précise. La seule chose que j’ai envie de dire sur toi, c’est que tu as énormément de talents, que tu es foncièrement gentil, complètement dingue à la fois, et surtout que tu n’es pas hypocrite.

6. Selon toi, quelle est la plus grande différence entre le clubbing des années 90 et celui d’aujourd’hui ?

La grande différence, c’est l’esprit de fête. À l’époque, pas de téléphone portable ni de réseaux sociaux. Toutes les catégories sociales et tous les genres se mélangeaient pour s’amuser, danser et se rencontrer.

C’est précisément cet esprit que j’essaie de préserver dans les soirées R.O.P. que j’organise.

7. Penses-tu que « l’esprit clubbing » existe encore ? Et musicalement, qu’est-ce qui a changé ?

Oui, l’esprit clubbing existe encore, mais aujourd’hui faire la fête demande beaucoup plus de moyens financiers qu’avant. Les festivals ont tué une grande partie des boîtes de nuit.

Je pense sincèrement que nous allons revenir au modèle du petit club, avec un ou deux DJs résidents capables de créer une véritable identité musicale, comme à l’époque. Certaines boîtes devraient même, à l’image de l’hôtel Pikes à Ibiza, interdire les téléphones portables lors de certaines soirées, afin que le public vive l’expérience à 100 %.


8. Y a-t-il des choses de cette époque qui te manquent ? Ou au contraire, des aspects que tu préfères aujourd’hui ?

Oui : la liberté et l’insouciance. On pouvait tout faire… boire, fumer et tout le tralala 😄


9. Quelle est la soirée qui t’a le plus marqué en tant que DJ ?

Il y en a beaucoup, mais l’une des plus f***es reste ma soirée d’anniversaire pour mes 18 ans, en août 1987. On a fini à midi, avec des moutons dans la boîte de nuit !

Je citerai aussi la toute première R.O.P. au 37°5 : deux heures de file d’attente, un truc de fou et un souvenir absolument inoubliable.


10. Le club qui t’a le plus marqué, en tant que DJ ou simple visiteur ?

Le 37, Fifty Five, les Catacombes, le Bocca, la Café d’Anvers et bien sûr les dimanches après-midi à At the Villa.


11. Aujourd’hui, quels sont tes projets à venir ? Des actus à annoncer ? Un petit teasing en exclu ?

J’ai toujours mille projets en tête et cette envie intacte de fédérer les gens pour qu’ils s’amusent et fassent la fête comme à la grande époque. Nous sommes tous nostalgiques, comme l’ont été nos parents avant nous : c’est un éternel recommencement.

Actualité à retenir : la prochaine soirée Remember Of Past – Original Music for Original People aura lieu le samedi 20 décembre, au magnifique Trianon Magic Mirror à Seclin, où je serai accompagné de mon acolyte Bruno Van Garsse. Il reste encore quelques places sur Billetweb.

https://www.billetweb.fr/remember-of-past-winter-edition

Et bien entendu, le Nouvel An R.O.P. à La Scène (ex-Dolly Bar) à Tourcoing.
https://www.billetweb.fr/remember-of-past-nouvel-an

12. Pour finir, si tu devais emporter cinq tracks sur une île déserte — des intemporels qui ne te quittent jamais — lesquels choisirais-tu ?

* Frankie Knuckles – Your Love
* Kate B – Breakdown
* Snowy Red – Euroshima (War Dance)
* Simple Minds – Someone Somewhere (In Summertime)
* New Order – Blue Monday
… et des milliers d’autres.

Un énorme merci à toi pour cette interview
Hervé.

Et vous, des souvenirs ou des anecdotes avec Hervé ? On vous écoute.

Bon dimanche.

10/12/2025

1991 : ON VEUT BRISER LA FÊTE

(Partie 1 : la fin des nuits sans fin)

Hello,

Au milieu des années 80, la scène club belge explose. Puis, vers 1987/88, la vague électronique s’abat : nouveaux sons, nouvelles foules venues de France comme des Pays-Bas, textures sonores étranges parfois qualifiées de sataniques, et une montée d’inquiétude générale de la part de l’ancienne génération face à quelque chose qui prenait très, trop d’ampleur. La peur de l’inconnu.

La musique électronique est diabolisée, les nuits deviennent infinies, personne n’interdit encore aux clubs d’ouvrir trois jours d’affilée, et les établissements se frottent les mains face à cette foule dense qui attend devant leurs portes à toute heure de la nuit (et du jour)

Le premier établissement a en faire les frais fut Boccaccio.
Et ce fut le premier d’une longue série…..

Alors que le club fonctionnait autrefois en continu, du dimanche soir au mardi matin, les autorités lui imposent soudainement une fermeture obligatoire à 5h, après une énorme descente de police, la première de cette ampleur dans un club. Un coup de massue pour un lieu mythique qui attirait tout le pays. Et un début d’inquiétude pour tout les autres.

À partir de ce moment, un véritable effet domino se déclencha, avec des des contrôles sur les parkings, sur les routes, ou à la frontière. Plus facile de chopper les clubbeurs en connaissant heure de fermeture d’un club.

Mais un autre soucis en découle : , comme tout le monde sort de la boîte en même temps, cela crée plus de nuisances pour les riverains … et cela se transforme en chasse aux sorcières des discothèques ; plaintes pour le bruit, plainte pour la musique, plaintes pour les nuisances.

Évidemment la presse s’en mêla avec le sujet à scandale rêvé, qui fait recette et dont le nom tient en trois lettres : XTC, la nouvelle substance qui dévergonde les jeunes, alors que l’alcool, lui, restait étrangement en dehors du débat. Il est clair que c’est devenu le fer de lance pour arrêter la fête ou faire fermer toutes ces discothèques qui dérangent.

Grâce à mon ami Christian Robert, je vous partagerai une série de reportages télévisés flamands qu’il a traduits. Ils reviennent sur cette période où la police et le monde politique ont commencé à cibler les clubs, instaurant peu à peu une vraie atmosphère où la fête ne se résumait plus à l’insousciance.
Et on démarre donc par le commencement donc, cette fameuse fermeture à 5 heures du Boccaccio, suivi d’une interview assez lunaire du Patron du globe.

J’espère que cette première partie vous plaira. On se revoit en 2026, puisque mercredi sera mon dernier post de l’année.

Et comme toujours : si vous avez des anecdotes sur cette époque mouvementée où la fête commençait à déranger, je vous écoute.



1991: WE WANT TO BREAK THE PARTY
(Part 1: The end of endless nights)

Hello,

In the mid-80s, the Belgian club scene exploded. Then, around 1987/88, the electronic wave hit: new sounds, new crowds coming from France and the Netherlands, strange sonic textures sometimes labelled as satanic, and a growing sense of concern from the older generation in front of something that was becoming very—and maybe too—big. The fear of the unknown.

Electronic music was demonised, nights became endless, no one was yet forbidding clubs from staying open three days straight, and venues were rubbing their hands at the sight of those dense crowds lining up at their doors at any hour of the night (and day).

The first venue to take the hit was Boccaccio.
And it was only the beginning of a long series…

While the club used to operate non-stop from Sunday night to Tuesday morning, the authorities suddenly imposed a mandatory 5 a.m. closing time after a massive police raid—the first of that scale in a nightclub. A hammer blow for a legendary venue that attracted people from all over the country. And the start of real concern for all the others.

From that moment on, a true domino effect began: controls in parking lots, on the roads, even at the border. Once the authorities knew a club’s closing time, it became easier to catch clubbers on their way out.

But another issue emerged: when everyone leaves at the same time, it creates more disturbance for local residents… and that turned into a full-on witch hunt against nightclubs: noise complaints, music complaints, nuisance complaints.

Obviously, the press jumped in with the perfect scandal topic—one that sells easily and fits in three letters: XTC, the new substance supposedly corrupting the youth, while alcohol strangely remained outside the debate. It’s clear it became the ideal excuse to stop the party or shut down all those disturbing nightclubs.

Thanks to my friend Christian Robert, I’ll be sharing a series of Flemish TV reports he translated. They look back on that period when the police and the political world started targeting clubs, gradually installing an atmosphere where partying was no longer synonymous with carefree freedom.

And so we start at the beginning: that infamous 5 a.m. closure of Boccaccio, followed by a rather surreal interview with the owner of the Globe.

I hope you enjoy this first chapter. See you in 2026, as Wednesday will be my last post of the year.

And as always: if you have any stories from that turbulent era when nightlife started to bother people, I’m all ears.

26/11/2025

LA FAMEUSE ROUTE DES BOITES – PART 3

Hello,
Tout d’abord, si vous voulez être notifié de mes nouvelles publications ou simplement soutenir mon travail, merci de liker ma page ce serait top, beaucoup ne le font pas. Merciiiii.

Depuis la première partie de ce vieux reportage j’ai reçu pas mal de messages de jeunes qui n’ont pas connu cette période et qui se demandaient pourquoi ces clubs belges attiraient autant de Français.

Avec cette troisième partie, tout devient clair.

Déjà, il y avait la musique : en Belgique, l’électro tournait partout, alors qu’en France, à part quelques spots parisiens, c’était quasi absent des clubs. Ensuite, beaucoup de clubs n’hésitaient pas à programmer des DJs internationaux, pas parce qu’ils en avaient « besoin », mais juste pour le plaisir de faire découvrir des têtes d’affiche ou des talents émergents au public.

Le passage qui fait sourire dans la vidéo, c’est ce rappel : au début des années 2000, le Red Bull et toutes les boissons énergisantes étaient interdits en France. Une époque où, clairement, ce pays accusait encore un sérieux ret**d sur pas mal de sujets.

Et puis il y avait les fermetures t**dives et… évidemment, l’affluence de drogues. Ça faisait partie de la nuit mais c’est surtout ce qui a servi à diaboliser les discothèques.
Pourtant, on en consommait tout autant dans les soirées mondaines, les dîners entre amis ou les milieux très aisés. Il suffit de voir 20 ans plus t**d… Sauf qu’on sortait pour s’amuser et que cela restait surtout dans cadre social et festif.
Rien à voir avec le coté « défonce » que l’on nous vendait dans les reportages.

Mais pour la presse et le voisinage c’était plus facile de pointer du doigt les clubs qui passaient de la musique jugée « violente ». Depuis le début, la presse a toujours associé techno et drogues.

Evidemment le reportage l’aborde plus t**d, de façon très excessive, histoire de faire sensation et de bien faire parler, sinon ce ne serait pas drôle. C’est d’ailleurs le point d’orgue du reportage, au lieu de rester sur le côté culturel et festif de la chose.
Est-ce que je me risque à le diffuser pour passer mon temps à modérer les commentaires ?

On a donc notre réponse à la venue des clubbeurs français dans les boites belges :
La musique, l’avant-gardisme, les prix, la fête, les heures t**dives, et la drogue. Mais ça, on le savait tous non ?

Et bien sûr, vous reconnaîtrez le pulse Factory (anciennement la nova et l’odeon), et quelques visages très familiers : CP, Georges, ou encore Laurence, la compagne de Laurent Top, qui a aussi bossé à l’H2O.

Qu’est-ce qui vous marque particulièrement dans ce reportage du début des années 2000 ?

A Dimanche 😘
—————

ENGLISH
THE CLUB ROUTE – PART 3

Hello,

Since the first episode, I’ve received quite a few messages from younger people who didn’t live through that era and wondered why Belgian clubs attracted so many French partygoers.

With this third part, everything becomes clear.

First, there was the music: in Belgium, electronic music was everywhere, while in France, apart from a few Parisian spots, it was almost absent from club lineups. Then, many clubs didn’t hesitate to book international DJs — not because they “needed” to, but simply for the pleasure of introducing headliners or emerging talent to their crowd.

One of the amusing moments in the video is this reminder: in the early 2000s, Red Bull and all energy drinks were banned in France. A time when this country was clearly still lagging behind on quite a few things.

Then you had the late closing hours and… obviously, the presence of drugs. It was part of nightlife — but it’s mostly what served to demonize the clubs. Meanwhile, consumption was just as high in upscale parties, dinners among friends, or wealthy circles. It was simply easier to point fingers at venues playing music considered “violent”. From the start, the media has always linked techno with drugs. And of course, the report brings it up later in a very exaggerated way, just to create sensation and stir reactions — otherwise it wouldn’t make headlines. It even becomes the main focus of the report, instead of staying centered on the cultural and festive side of the scene.

And of course, you’ll recognize a few faces: CP, Georges, and Laurence, Laurent Top’s partner, who also worked at H2O.

What stands out to you the most in this early-2000s report?

See you soon.

« LE SKY » (AALBEKE) – 1987/1988En lisant ce post vous pouvez écouter ceci pour vous plonger encore plus dans vos souven...
23/11/2025

« LE SKY » (AALBEKE) – 1987/1988

En lisant ce post vous pouvez écouter ceci pour vous plonger encore plus dans vos souvenirs

https://youtu.be/ppBR5jgK0os?si=YQRPIDvteqi3x43-

https://youtu.be/m6mWl_3lVXg?si=YxMpz67TCdWJis-U

Tribute to Patrice Catteau : https://youtu.be/Jpydwh8tgZQ

Je précise aussi avant toute chose que je vais parler de l’endroit original du début des années 90, celui du club à Aalbeke où on sortait à l’époque. Rien à voir avec les projets et soirées récentes — juste de la mémoire, de la nostalgie et un bout d’histoire locale, comme je le fais chaque semaine sur ma page en toute bienveillance et respect des lieux et des personnes citées.

Je ne pouvais pas raconter mon parcours de clubbeur sans revenir sur le premier lieu qui m’a vraiment marqué à 18 ans : cette grande maison bourgeoise toute blanche, perdue au bout d’une allée bordée d’arbres…

Quand je pense à ce club des souvenirs me reviennent directement en tête : mes before à au bar de l’écho et à l’Imaginaire à Lille le samedi après midi, juste après mon shopping chez Distingo, Creek ou Zig Zag. Je claquais tout dans une veste Chevignon, une chemise Verte Vallée, un jean Marithé & François Girbaud ou Spector’s, et un tee-shirt Junior Gaultier, Bill tornade ou zino & Judy. Et si je réussissais à décrocher un insigne Mercedes au passage, c’était le trophée absolu. Ensuite j’allais chez ma copine Catherine du côté de l’ancien hôpital de Mouscron, on se préparait, on buvait un coup chez elle et puis direction la grange, trés souvent à pied, histoire de retrouver et les copains avant le grand moment : le Sky ✨

Le Sky, c’était une sélection à l’entrée qui faisait grimper la tension… et une fois passé le seuil, un univers parallèle chargé d’érotisme, brassant la jeunesse dorée et branchée de Lille avec toute une faune belge lookée, excentrique, chic punk, un brin rock et un brin minet. Le tout porté par un son que je reconnaissais déjà un peu grâce à l’Eden Bar : un mélange précis de new-wave, synth-pop et les prémices de la new beat, dont le club fut l’un des pionniers.

Je revois l’immense escalier en pierre, le grand hall, et surtout cet avion en néon qui survolait le couloir. Je revois les salles, le stroboscope, le bar, et les nuits rouges où, dès que la cloche sonnait, les softs, la bière et le martini rouge/blanc devenaient gratuits. Les clubbeurs se ruaient au comptoir pour aligner trois ou quatre verres d’un coup.
Mon foie, lui, se souvient surtout de mes fins de soirée dans le parc, coincé entre deux arbres 😂

Je me souviens aussi des flyers noir et blanc, du “Sky Magazine”, des affiches 4x3 dans Lille, des défilés de mode chaque saison, des thèmes improbables, des barmans déguisés en prêtres ou en personnages de BD, et des nuits casino où on misait nos billets de conso.

Je revois encore le balcon qui entourait le bar, idéal pour rencontrer du monde et s’en griller une. Et puis toutes ces décos extravagantes—la plus f***e restant cette ribambelle de chevaux entourés de draps blancs, suspendue au-dessus du bar.
Impossible d’oublier Junior “Juju” de Courtrai et sa bande, figures emblématiques de la période new beat. Ni les soirées Le Délire du dimanche, avec ce moment culte où, après distribution de bâtons fluorescents, tout le club a plongé dans un black-out total, éclairé uniquement par les bâtons portés en lunettes, bracelets, serre-têtes, et parfois… ailleurs 😅

Et évidemment les DJs : le regretté Patrice Catteau, Pascal Dumont… des maestros qui donnaient au lieu cette identité à la fois sombre, sensuelle et avant-gardiste.

Lors de notre discussion, Pascal et hervé Hue m’ont raconté que le château était d’abord un club privé flamand tenu par Yurgen, avant de devenir ce club. À ses débuts, au début des années 80, le son était très new-wave/synth-pop, ensuite à l’ouverture du Sky tel qu’on le connaît, l’étage était un club dans le club, ultra privé qui s’appelait « le first », pour disparaître ensuite. Vers 1987/88 ce fut l’émergence de l’acid-house et de la new beat avec des passages vers la pure Chicago house.
Anecdote incroyable : certaines soirées d’hiver étaient tellement humides et bondées qu’il y avait trop de condensation pour jouer des vinyles. Une nuit, ils ont même dû mixer… sur cassettes 😅

C’est tellement de souvenirs incroyables dans, il fut le dire, l’un des plus beau club de la région qui n’a eu aucun concurrent depuis, et de pouvoir faire une soirée dans une telle demeure c’était comme ci on avait le privilège d’etre invité à la soirée d’une célébrité. Fastueuse et grandiose.

Le club ferma ses portes dans une tristesse immense le 24 juin 1990, mais restera, encore à ce jour, un club qui a marqué l’histoire.
L’aventure continua pour une partie l’équipe et les clubbeurs dans un nouveau club : « l’odeon » à Gaurain ramecroix.

Si vous avez des souvenirs ou des anecdotes qui peuvent compléter mon récit je serais ravi de les entendre.
Bon dimanche à toutes et tous.

———

THE SKY” (AALBEKE) – 1987

I couldn’t talk about my early clubbing life without going back to the very first place that really shaped me at 16/17: that big white bourgeois house tucked away at the end of a long tree-lined driveway… the Skyline.

I remember my pre-drinks at L’Écho and L’Imaginaire in Lille, right after spending my afternoons shopping at Distingo, Creek or Zig Zag. I’d blow all my money on a Chevignon jacket, a Verte Vallée shirt, Marithé & François Girbaud or Spector’s jeans, and a Junior Gaultier T-shirt. And if I managed to snap off a Mercedes emblem on the way, that was the ultimate trophy.

The Sky had a strict door policy, but once you got in, it felt like a parallel world charged with erotic energy—mixing Lille’s stylish golden youth with a Belgian crowd that was extravagant, sharply dressed, chic-punk, a bit rock and a bit “minet.” The soundtrack was already familiar to me thanks to the Eden Bar: a precise blend of new-wave, synth-pop and the early sparks of new beat, for which the club was one of the first pioneers.

I can still see the huge stone staircase, the large hall, and especially that neon airplane floating above the corridor. I remember the different rooms, the strobe light, the bar, and those famous “red nights” when the bell rang and soft drinks, beer and red/white Martini instantly became free. People would storm the counter and order three or four glasses at once.
My liver still remembers those nights that ended in the park between two trees 😂

I also remember the black-and-white flyers, the “Sky Magazine,” the massive 4x3 posters all over Lille, the seasonal fashion shows, the insane theme parties, the bartenders dressed as priests or comic book heroes, and the casino nights where we gambled with our drink tokens.

That balcony overlooking the bar was perfect for meeting people and sneaking out for a smoke. And the over-the-top décor—especially that wild installation of horses draped in white sheets above the bar.
And of course Junior “Juju” from Kortrijk and his crew, absolute pillars of the new beat era. Plus the legendary Sunday “La Démence” nights, including that unforgettable moment when glow sticks were handed out, the entire club went into total blackout, and the only light came from glow sticks worn as glasses, bracelets, headbands… and sometimes in more creative places 😅

And of course, the DJs: the late Patrice Catteau and Pascal Dumont—true maestros who shaped the club’s dark, sensual and forward-thinking identity.

When Pascal and I talked about it, he explained that the mansion originally started as a Flemish private club before becoming the Skyline. In the early days, the music was mostly new-wave and synth-pop, slowly shifting around 1987/88 toward acid-house and new beat, and later into Detroit techno. The club closed on June 24, 1990.
And this incredible anecdote: on certain nights when the weather outside was humid and the club was packed, the condensation inside was so intense that vinyl records couldn’t be played. One night, they even had to mix… on cassette tapes 😅

Thank you to Tiburce for the extra photos.
And a huge thank you to Marc Bulteau for creating those magical, timeless years—through the flyers, the parties, the décor and the atmosphere—that taught me to appreciate beautiful things.

If you have memories of THE SKY, feel free to share them here.
Wishing everyone a great Sunday

Adresse

Lille

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Johan deejay publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager

TRIBUTE TO 35 YEARS OF DEEJAYING

Alors que beaucoup se créent une page pour promotionner leur carrière, j’ai décidé de faire l’inverse, une page qui parlera de mes 35 ans de carrière, avec des photos, des anecdotes, des mixs et des souvenirs. J’espère que vous passerez de bons moments avec moi.