26/01/2026
Quand certains dirigeants parlent de territoires comme le Groenland ou le Canada avec l’avidité d’un investisseur, ça révèle quelque chose de profond.
Pas une vision.
Une fracture.
D’un côté, une logique de domination.
Accumuler.
Étendre.
Contrôler.
Mesurer la valeur d’une terre à ce qu’elle peut rapporter.
De l’autre, une vision du monde fondée sur la communauté, la mémoire et l’équilibre.
Des peuples qui ne voient pas la terre comme un bien à vendre, mais comme un héritage à protéger.
Ce choc de visions n’est pas nouveau.
Il traverse l’histoire.
Colonisation.
Spoliation.
Assimilation.
Puis, toujours, la même justification déguisée en progrès.
Ce qui est troublant aujourd’hui, c’est la facilité avec laquelle ces discours reviennent, sans honte.
Comme si on n’avait rien appris.
Comme si les blessures du passé n’étaient que des notes de bas de page.
La souveraineté, ce n’est pas un caprice politique.
C’est le droit fondamental d’un peuple à décider pour lui-même, selon ses valeurs, sa culture et son rythme.
La question n’est pas de savoir qui est le plus puissant.
La vraie question est intérieure :
qu’est-ce que nous acceptons encore de normaliser ?
Jason Lapointe | L’Éveilleur ✍️