Suburbass

Suburbass ★ FOR WHOM THE BASS TOLLS ★
French tekno live performer and producer since 1996 FRENCH TEKNO LIVE PERFORMER & PRODUCER

11/05/2026

COMUNIQUÉ DES ORGANISATEUR.ICE.S DU FRENCHTEK 33, INTERNATIONAL IMPEDANCE TEKNIVAL

Une fois de plus, la répression d'Etat s'abat sur les free party au travers de saisies massives des sounds systems et des amendes dressées systématiquement à l'encontre des participants. Malgré notre volonté claire d'instaurer un dialogue et de travailler ensemble en bonne intelligence, nos politiques s'entêtent et choisissent de n'écouter que la voix de la violence et de la repression. Frapper au lieu d'échanger, tel est le mantra des grandes puissances mondiales.

On entend encore circuler les mêmes stéréotypes à propos de nos fêtes : les free party seraient des espaces dangereux, où la drogue coulerait à flot, où les jeunes viendraient y risquer leurs vies et où les t**feurs laisseraient les terrains jonchés de déchets.
Sur place pourtant, les services de secours dépêchés saluent unanimement le bilan sanitaire exceptionnel d'un événement d'une telle ampleur. Ce même bilan rendu possible grâce au travail acharné du large panel d'associations de santé comunautaire spécialisées sur le sujet de la Réduction des Risques en milieu festif ou la sensibilisation et la prévention quant aux Violences Sexistes et Sexuelles.
De plus, une équipe était également restée sur site dans le but de le nettoyer avant d'être délogée par les gendarmes mobiles, sans même avoir pu terminer d'effacer les traces de notre passage.

Loin d'entendre les revendications portées par tout un mouvement qui s'insurge de la derive ultra sécuritaire de nos politiques, le Ministre de l'Interieur s'est vexé de voir 40 000 t**feurs s'inviter sur son fief natal. Il aura ainsi adressé la même réponse qu'à toutes les formes de contestations populaires au cours de la derniere décennie. Une réponse froide, austère, un poing fermé face à une main pourtant tendue.

Nous assistons de nouveau à un coup de force de nos gouvernants, enfermés dans leur logique du tout repressif. Nous sommes dirigés par une classe déconnectée de nos réalités qui favorise ses propres intérêts en s'accaparant le pouvoir et les richesses. En temoignent le recul de nos droits sociaux, le saccage des services de santé et d'éducation, et le désastre écologique qui nous guette au profit des industries de la guerre.
Ces stratégies ne profitent qu'à une poignée d'individus qui asservissent le monde.
La gestion du Teknival par le prefet du Cher et le Ministre de l'Intérieur n'est qu'une nouvelle preuve du cap sécuritaire opéré par notre gouvernement et déjà documenté par de nombreuses ONG et collectifs de défense des droits humains à travers le monde. Ces choix s'inscrivent durablement dans le virage autoritaire qu'a choisi d'emprunter notre pays.
Nous réaffirmons aujourd'hui notre position consistant à penser que les choix politiques de notre pays doivent profiter à l'intérêt du plus grand nombre et non à celui de quelques privilégiés.

Cela fait des années que les mesures punitives à notre encontre s'intensifient. Pourtant, l'affluence à ce Teknival fut en hausse par rapport a Villegongis en 2023, mettant ainsi en lumière la volonté de se rassembler et d'échanger ensemble plus forte que les menaces que vous nous opposez.

Une fois de plus, nous demandons l'abandon de la PPL 1133 et du projet de loi RIPOST qui, loin d'apporter des solutions à des thématiques publiques, ne font que favoriser la distance qui s'est déjà installée entre notre classe dirigeante et les acteur.ice.s de la fête libre.
Cette stigmatisation d'une grande partie de la jeunesse n'aura aucune influence positive. Elle ne fera que favoriser la clandestinité de nos événements et entraînera inéluctablement les personnes qui la font vivre dans un processus de radicalisation dans l'objectif de continuer à faire vivre ces espaces festifs auxquels nous tenons tant. Margaret Tchatcher par le passé, et Georgia Meloni plus récemment, ont déjà essayé d'éteindre notre culture avant vous. Elles n'ont fait que nous renforcer dans nos convictions.
Il est desormais temps de se comporter en dirigeants responsables plutôt qu'en seigneurs n'obéissant qu'à leur ego et se pensant au dessus du peuple.

Cela fait plus de 30 ans que la Free Party existe malgré les innombrables attaques dont elle a fait l'objet. Elle n'a jamais plié.
Une fois n'est pas coutume, elle préférera vous arracher votre couronne plutôt que de se laisser mourir sans résistance.
Si nos fêtes sont politiques c'est bien parce-que vous les y avez forcées.

Rendez-vous est pris l'année prochaine, quelque part en France, entre les deux tours d'une élection qui redéfinira les contours d'un avenir déjà marqué par la montée d'idées que l'on pensait reléguées au passé.

Les organisateur.ice.s du Teknival de Bourges 2026

Track ID : DRYMK - Loi 1133

10/05/2026

Few dates available before the end of the summer :
May 30/31, July 10/11
August 7/8
Feel free to contact me 😉

Réunion entre amis à la Réunion 🇷🇪 🌴 🥥Merci à Yves pour l'invitation au Barbecue 💚🎹😎    .musi.c  .music
09/05/2026

Réunion entre amis à la Réunion 🇷🇪 🌴 🥥
Merci à Yves pour l'invitation au Barbecue 💚🎹😎
.musi.c .music

Petite t**f improvisé la nuit dernière avec les potos Heretik et les amis sur l'île de la Réunion 🇷🇪💯
08/05/2026

Petite t**f improvisé la nuit dernière avec les potos Heretik et les amis sur l'île de la Réunion 🇷🇪💯

👌👍
06/05/2026

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« La revendication est qu’on le fait à Bourges, parce que le ministre de l’Intérieur est né à Bourges, et qu’on vient su...
05/05/2026

« La revendication est qu’on le fait à Bourges, parce que le ministre de l’Intérieur est né à Bourges, et qu’on vient sur le polygone car on est contre la guerre. C’est la guerre à la guerre, donc c’est une revendication clairement anti-militaire. »
Laurent Nunez, Ministre de L'intérieur.

Complètement à côté de la plaque Laurent et de plus vous n'êtes pas le centre du monde, le choix du terrain n'est pas dû à votre personne et ce rassemblement n’était pas un événement anti-militariste (oui ça se dit ainsi) ni une simple manifestation contre la guerre, même si le mouvement freeparty se veut anti-militariste dans ses valeurs de base, mais bien une mobilisation contre ce nouveau – et énième – projet de loi visant les événements festifs.

On a déjà connu ça. En 1995, la circulaire du ministère de l’Intérieur intitulée « Les rave-parties, des situations à hauts risques » a été un véritable élément détonateur : en stigmatisant toute une culture, elle a provoqué l’effet inverse de celui recherché et contribué à l’explosion du mouvement freeparty illégal en France. Elle a poussé de nombreux organisateurs à entrer dans la clandestinité, faute de cadre viable et de dialogue.

Puis, au début des années 2000, l’amendement Mariani est venu renforcer cette logique répressive en criminalisant davantage les rassemblements festifs à caractère musical. Et depuis 2002, le dialogue a été progressivement gelé. Vous avez laissé les préfets agir à leur guise, souvent dans une logique de fermeture systématique, sans réel accompagnement. Pourtant, les textes eux-mêmes prévoyaient une approche plus équilibrée, invitant les autorités à encadrer et accompagner les organisateurs pour permettre des événements dans un cadre légal. Dans les faits, cette orientation a été largement ignorée.

Et aujourd’hui, vous remettez une couche.
Vous allez encore plus loin en affirmant :
« Organiser une rave party sera maintenant un délit. »
L’utilisation floue et fourre-tout du terme “rave party” entretient volontairement la confusion entre événements illégaux et initiatives légales. Derrière, ce sont les préfets qui héritent d’un outil supplémentaire pour interdire large, très large, y compris des événements de musique électronique parfaitement légaux — y compris des freeparties qui, depuis plus de vingt ans, s’efforcent de respecter un cadre juridique, notamment celles de moins de 500 participants sur terrain privé, sans nécessité d’autorisation préalable en préfecture.

Cela va donner encore plus de pouvoir répressif aux préfets, à coups de pression, de bluff et d’arrêtés préfectoraux juridiquement fragiles.
Et pendant ce temps, vous proposez d’abaisser le seuil des événements sur terrain privé de 500 à 250 participants… alors que cela fait plus de vingt ans que les acteurs du terrain tentent, en vain, d’obtenir une augmentation de ce seuil pour justement sortir de la précarité juridique et travailler dans de meilleures conditions.

La répression n’a jamais été une solution. On ne construit rien durablement en poussant une culture dans l’ombre, en refusant le dialogue et en confondant encadrement et interdiction.

On n’arrête pas un peuple qui danse. 🔊

04/05/2026

Complètement à côté de la plaque, Laurent.
Ce n’était pas un événement “anti-militariste” ni une manifestation contre la guerre, mais bien un rassemblement pour protester contre ce nouveau – et énième – projet de loi visant les événements festifs.

On a déjà connu ça. En 1995, la circulaire du ministère de l’Intérieur intitulée « Les rave-parties, des situations à hauts risques » a marqué un tournant. Elle a stigmatisé toute une culture et, surtout, a eu l’effet inverse de celui recherché : au lieu de faire disparaître les fêtes, elle a poussé une grande partie des organisateurs à entrer dans la clandestinité. Résultat : explosion des freeparties dans l’Hexagone, hors de tout cadre, avec encore moins de dialogue possible.

Aujourd’hui, on remet une couche avec un texte qui ne fera qu’aggraver la situation. L’utilisation floue et fourre-tout du terme “rave party” entretient volontairement la confusion entre événements illégaux et initiatives légales. Derrière, ce sont les préfets qui héritent d’un outil supplémentaire pour interdire large, très large, y compris des événements de musique électronique parfaitement légaux — y compris des freeparties qui, depuis plus de vingt ans, s’efforcent de respecter un cadre juridique, notamment celles de moins de 500 participants sur terrain privé, sans nécessité d’autorisation préalable en préfecture.
Cela donnera davantage de pouvoir répressif aux préfets, à coups de pression, de bluff et d’arrêtés préfectoraux parfois juridiquement fragiles.

Et dans le même temps, vous proposez d’abaisser le seuil des événements sur terrain privé de 500 à 250 participants… alors que cela fait plus de vingt ans que les acteurs du terrain tentent, en vain, d’obtenir une augmentation de ce seuil pour justement sortir de la précarité juridique et travailler dans de meilleures conditions.

À force de restreindre, de mélanger tous les formats et de gouverner par la peur, on ne régule pas une culture : on la repousse dans l’ombre. Et l’histoire a déjà montré que ça ne fonctionne pas.

Few clips from the last party in Osaka / Japan, about 9 days ago 💯I will add later credits.
04/05/2026

Few clips from the last party in Osaka / Japan, about 9 days ago 💯
I will add later credits.

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