13/07/2025
Parfois au détriment de la vérité, de leur santé mentale et même de leur dignité, certains acceptent de subir des v*olences silencieuses pour préserver leur IMAGE.
Au nom de la préservation de cette image, certains ont appris à se taire lâchement. À avaler des humiliations entières avec le sourire, à faire bonne figure pendant qu’intérieurement tout se fissurait. Les équipes ont maquillé leurs douleurs, redressé leur dos brisés et on leur a demandé de continuer à marcher dignement… parce qu’il fallait sauver l’image.
Toujours au nom de l'image on a gardé des couples morts bien vivants sur les réseaux sociaux. On a posté des photos de famille pendant qu’on saignait en silence sous les coups des mots ou des poings. On a prétendu aller bien, alors qu’on cherchait désespérément un peu d'air. On a continué à se mentir, à dire “ça va” ou "Ça va aller" pour que personne ne découvre que notre maison intérieure était en flammes. Tout ça parce qu'on a normalisé le fait qu’un sourire bien placé valait mieux qu’une vérité inconfortable. Au nom de l’image, on a choisi d'enterrer nos vérités pour sauver les apparences.
Pour ne pas paraître !diot, on a parfois fait semblant de comprendre, alors qu’on était perdu. On a dit “oui” à des chefs incompétents juste pour avancer ou pour ne pas passer pour insubordonnés. On a accepté des contrats et des collaborations absurdes parce que "c’est une bonne vitrine", "ça fera bien sur le CV" et ce serait bien vu par "LES AUTRES" qui vont ensuite mieux nous considérer et mieux nous payer.
L'image est une sal0pe, la traîtrise est sa bestie. Certains polissent leur image avec de jolies images, dopés par l'IA, ils parlent niaisement de ce qu'ils ne maîtrisent pas. Convaincus qu'en parlant publiquement d'un sujet ou d'un domaine d'intelligence ça les rendrait intelligents. Au finish une grosse tête vide enveloppée dans une IMAGE qui fini toujours par être démasquée quand vient le moment de déposer les cerveaux sur la table. À ce moment la sal0pe l'abandonne, tout seul, dépouillé, débitant des paroles creusent qui finissent par trahir l'absurdité. Aucune image n'est assez propre pour couvrir longtemps l'incompétence. En cette période préélectorale, ils sont très nombreux à se découvrir des talents d'activiste de l'opposition.
Au nom de l'image, j'ai vu certains artistes nier leur véritable inspiration, leurs influences, pour coller au “style” du moment. Ils ont parfois accepté d’être enfermés dans des cases, d’être réduits à des clichés,de regarder des pseudos experts massacrer leur travail au nom de "critiques objectives". Certains ont évité de répondre aux attaques pour ne pas “salir leur nom”. Au nom de l’image, ils ont sacrifié leur voix pour maintenir un standing.
Pour garder une image positive, on s’est tus quand on nous a accusés à tort. On a laissé les rumeurs circuler, les mensonges prospérer, parce qu’il fallait rester “au-dessus de ça”. On a regardé des inconnus nous déshabiller publiquement sans riposter, parce que “répondre, c’est se rabaisser”, parce que se justifier c'est amplifier. On a laissé croire qu’on était ce qu’on n’a jamais été, parce qu’un démenti serait une faiblesse. Parce qu'exiger un droit de réponse avait plus de poids que le silence. Au nom de l’image, on sacrifie notre vérité pour nourrir leur spectacle, pour leur donner le socko, pour leur donner à manger. Puisqu'il faut qu'avant le réveil ils aient un nouveau dossier à traiter.
Pour avoir l'image qui cadre avec le regard des autres, on s’est travestis en personnages qu’on n’est pas. On a promis des choses irréalisables, seulement parce que ça sonnait bien à leurs oreilles. On a fait semblant de maîtriser les enjeux alors qu’on ne maîtrisait que l’art oratoire. On a choisi les mots qui plaisent plutôt que ceux qui blessent.
Enfin ceux que je respecte le plus et contre qui je n'aurai jamais de l'amour, si oui pour l'image c'est ceux qui choisissent le silence non pas par sagesse, mais par fourberie. C'est l'espèce la plus perfide de l'espace. Ils détruisent en privé, ensuite ils se drapent de dignité en public. Ils sourient jaune or, juste pour les apparences, mais assass*nent en coulisses. Ils salissent dans l’ombre et polissent en plein jour. Leur silence n’est pas un signe de paix, c'est leur outil de contrôle : il leur permet de garder intacte leur façade pendant qu’ils écorchent lentement les autres dans les ib. Ils ne parlent pas parce qu’ils ont raison, mais parce qu’ils savent que le silence leur donne l’air noble et la main sur la version officielle des faits quand ça va péter. Ce sont des poseurs de bombes qui se présentent sous l'apparence des démineurs.
Ceux-là il faut leur donner du RESPECT
Je ne les aime pas et eux aussi, auxdernières nouvelles me déte$tent (donc on est quittes) 😊... Du moins POUR L'IMAGE!
Et finalement, pendant que l’image prospère, la personne réelle s'atrophie. Le cœur s’assèche, les vérités meurent, les identités se camouflent à force de tout taire, de tout endurer, de tout lisser… Puis un jour, comme l'histoire de ce diamant qui s'est avérée être un morceau de calcaire dans le doigt d'une "icône" alarmée, l’image finit par exploser. Et ce qu’il en reste, c’est un champ de ruines qu’aucun filtre ne pourra enjoliver... AU NOM DE L'IMAGE